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Maintenance à Billy-Montigny

“Le dépôt des locomotives, un cœur technique du réseau des mines de Courrières”

Construit dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, le dépôt de locomotives de Billy-Montigny a longtemps été le poumon technique du réseau minier de la Compagnie de Courrières. Véritable garage et atelier, il concentrait la maintenance du parc ferroviaire — jusqu’à 17 locomotives et 600 wagons vers 1900. Aujourd’hui disparu, il demeure un lieu de mémoire du patrimoine ferroviaire et minier.

Vue de l'atelier central ferroviaire
Un rôle structurant au sein du groupe

À Billy-Montigny, la Compagnie des mines de Courrières avait implanté son dépôt de locomotives, véritable centre nerveux de la traction minière. À la fois atelier, remise et garage, ce site concentrait toutes les opérations indispensables à la vie des locomotives et des wagons.


C’est là que les machines étaient :

  • entretenues et réparées,

  • inspectées et mises en pression,

  • graissées et remises en chauffe,

  • préparées pour repartir en service.

 

Proche des ateliers centraux du groupe, il formait un complexe industriel où la mécanique lourde côtoyait la logistique quotidienne. Toutes les voies minières convergeaient vers ce point névralgique, qui était en outre interconnecté avec le réseau SNCF, permettant d’échanger matériel et pièces.

Lignes ferroviaires des houillères du NPDC
Carte IGN - Ateliers de Billy-Montigny

Toutes les voies du groupe Courrières convergeaient vers le dépôt, qui était en plus interconnecté avec le réseau des chemins de fer du Nord.

Des installations documentées

On y distingue des voies parallèles, des portiques de soutien, des colonnes et charpentes métalliques qui abritaient les locomotives.

 

Cette remise permettait :

  • de stationner les machines “au froid” ou de les ramener “au chaud” pour remise en service,

  • d’accéder aux chaudières pour révision et nettoyage,

  • de remplacer les pièces d’usure (boîtes d’essieux, soupapes, sablières),

  • de procéder à des travaux de peinture, graissage ou manutention de wagons.

Atelier de maintenance des chemins de fer des Houilles de Courrières, Billy-Montigny, 1919

Fonctions techniques critiques

Le dépôt de Billy-Montigny assurait un éventail de tâches vitales pour la continuité du service :

  • Dépannage : mise à l’écart des machines défaillantes pour réparation sans bloquer le reste du trafic.

  • Préparation : mise en pression des chaudières, vérification des circuits vapeur, essais de freinage.

  • Stockage de pièces : disponibilité de cylindres, pistons, sièges de soupapes, tuyauterie vapeur.

  • Forge & usinage : fabrication de pièces sur mesure (axes, bras de liaison, visserie spécifique) adaptée aux besoins d’un réseau minier.

  • Logistique interne : rotation des wagons de réserve, essais à vide, mise en chauffe ou repos des machines.​

 

Un maillon indispensable dans le réseau de Courrières

Vers 1900, le parc de la Compagnie comptait jusqu’à 17 locomotives et 600 wagons. Or ces machines, soumises à de fortes contraintes (trains lourds, démarrages fréquents, atmosphère poussiéreuse), nécessitaient un suivi constant.

Le dépôt de Billy-Montigny était donc le cœur battant du système ferroviaire minier : sans lui, aucune cadence régulière n’aurait été possible.

Il reliait les locomotives aux fosses, au rivage de Harnes et aux gares expéditrices (Billy-Montigny, Lens, Hénin-Beaumont).

Construit dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle en même temps que les ateliers, ce dépôt fut progressivement abandonné après la nationalisation et la fin de l’exploitation houillère.

Aujourd’hui, il est totalement détruit, mais sa mémoire perdure grâce aux archives et aux photographies d’époque.

“Les locomotives usées par la poussière et les lourdes charges trouvaient à Billy-Montigny le soin indispensable à la poursuite de leur service.”

Plan de la concession - Compagnie des Mines de Courrières

Billy-Montigny était l’arbre central technique du réseau ferroviaire minier : il liait les chaudières et moteurs aux fosses, au rivage, et aux gares d’expédition.

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