

LA GARE
HARNES
Longitude
2° 55' 19,1'' E
Latitude
Altitude
32 mètre
Dates d'exploitation
Transport de voyageurs : de ??? à 1950.
Transport de marchandise : de 1879 à 1960/1970
Une gare née du charbon
La gare de Harnes est inaugurée en 1879, lors de l’ouverture de la ligne d’Hénin-Liétard à Bauvin-Provin. Située au cœur du bassin minier, elle ne se contente pas d’accueillir des voyageurs : elle devient rapidement un outil logistique pour les mines de la Compagnie de Courrières.
Dès 1882, la gare enregistre 7 602 voyageurs, un chiffre qui montre que l’infrastructure n’est pas seulement industrielle, mais sert aussi la population locale : mineurs, familles, commerçants, militaires en déplacement.
Destruction et renaissance
La Première Guerre mondiale détruit totalement le bâtiment voyageur. Vers 1920, il est reconstruit dans un style plus sobre, adapté aux besoins de l’époque.
Avec le déclin du trafic voyageurs, la gare finit par perdre sa fonction publique. Après 1938, le service voyageurs est officiellement supprimé. Le bâtiment, toujours debout, est reconverti en habitation, gardant son empreinte historique dans le paysage urbain.
Une gare au service des mines et de l’industrie
Si le trafic voyageurs est modeste, le trafic marchandises est considérable.
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Fosses minières : la gare reçoit et expédie le charbon extrait des fosses voisines (notamment la fosse 21-22).
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Cokerie de Harnes : construite près des puits, elle est reliée par embranchement. Son coke, produit en quantités massives (jusqu’à 1 100 tonnes/jour après 1955), transite par wagons spéciaux vers les aciéries et les usines chimiques.
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Usine Kuhlmann : implantée en 1927, elle reçoit gaz et sous-produits de la cokerie, exporte ses produits chimiques par rail.
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Centrale thermique : alimentée quotidiennement en charbon par convois, elle consommait plusieurs rames par jour pour produire l’électricité régionale.
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Rivage sur la Deûle : grâce aux grues et élévateurs à vapeur, la gare était en lien avec le transport fluvial. Dans les années 1870, près de 50 % de l’extraction minière transitait par péniches depuis Harnes.

Chronologie synthétique :
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1879 : ouverture de la ligne et mise en service de la gare
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1882 : 7 602 voyageurs enregistrés
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1914-1918 : destruction du bâtiment
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1920 : reconstruction de la gare1927 : implantation de l’usine chimique Kuhlmann
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1938 : suppression du trafic voyageurs
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1955 : modernisation de la cokerie (batteries 5 et 6)
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1972-1973 : dernier défournement et fermeture de la cokerie
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1977 : arrêt de la fosse 21-22
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Aujourd’hui : le bâtiment subsiste, reconverti en habitation
L'avant Guerre

Facades de la gare

Harnes - La Gare avant la guerre (vue arrière)

Harnes - Place de la Gare & Buffet de la Gare

Harnes - Place de la Gare


Harnes - Buffet de la Gare, après guerre (la gare est derrière)

Destruction de deux locomotives (type : inconnu), (après guerre 1914-1918) - Photo : 02/1919
La reconstruction
Le bâtiment voyageur est détruit durant 1914-1918, puis reconstruit vers 1920 dans un style plus sobre.
Avec le recul du trafic, la gare perd sa fonction voyageurs (suppression officielle en 1938).





Et aujourd'hui ...
Aujourd’hui : un patrimoine discret mais précieux Il ne reste que peu de traces visibles de l’activité ferroviaire. Le bâtiment de la gare, transformé en habitation, témoigne encore de cette époque. Les quais, remblais et certains vestiges du rivage rappellent cependant l’intense activité qui fit de Harnes un nœud ferroviaire et industriel majeur. La mémoire de la gare de Harnes s’inscrit aujourd’hui dans la mise en valeur du patrimoine minier du Pas-de-Calais, notamment à travers les musées et centres d’archives (CHM Lewarde, APPHIM, archives départementales).











